Nov
12
2014

Flux de travail documentation 3D : de la capture de données avec un scanner laser au traitement des données et à leur partage sur le cloud

Un scanner à lui seul n’est pas tout, encore faut-il pouvoir exploiter les données collectées. Le logiciel SCENE de FARO permet de poursuivre le traitement des données capturées par l’appareil et de les partager en toute sécurité dans le monde entier via un service d’hébergement. Oliver Bürkler, Senior Technical Product Manager Software chez FARO Europe, nous explique comment fonctionne le flux de la documentation 3D, de la capture des données à l’exploitation des données dans le logiciel.

FARO, fabricant de technologies portatives de mesure 3D, a mis spécialement au point le logiciel SCENE pour le scanner laser FARO Focus3D. Cependant, le logiciel SCENE ne se limite pas qu’au scanner laser de FARO. Il peut en effet aussi être combiné avec les scanners laser d’autres fabricants. Grâce à ce logiciel, l’utilisateur peut traiter les données numérisées photoréalistes du scanner laser à l’aide de méthodes automatiques de positionnement et de recalage des scans, puis procéder à des mesures, des visualisations 3D et à l’exportation de nuages de points. De nouveaux outils se chargent du positionnement automatique de la numérisation, sans recourir à des cibles, telles que des damiers ou des sphères. La fonctionnalité du logiciel est évolutive à loisir avec des plug-ins du FARO 3D App Center, par exemple pour produire une vidéo, pour calculer des volumes et bien plus encore. FARO a publié simultanément la nouvelle version 1.6 de SCENE WebShare Cloud, le service d’hébergement des données numérisées qui permet d’étudier, de partager et de publier des projets de numérisation en ligne. Tout cela avec les meilleurs standards possibles de sécurité.

Flux de travail documentation 3D : capture de données avec un scanner laser, traitement de données numérisées avec un logiciel approprié et partage sécurisé de données dans le cloud

SCENE est compatible avec Windows 7 64 bits et les versions supérieures. Pour obtenir des performances optimales, une carte graphique de 512 Mo avec interface OpenGL 2.0 est requise. Pour des représentations stéréoscopiques, FARO recommande une carte NVIDIA de type Quadro. SCENE utilise le format d’échange de données binaires ASTM E57, quel que soit le fabricant. En outre, l’outil prend en charge tous les formats courants.

Combien de scanners laser faut-il utiliser pour obtenir un modèle 3D de grande qualité ?
Oliver Bürkler : Le niveau de détail souhaité d’une numérisation reste déterminant. Plus une numérisation demande de la précision et une résolution élevée, plus le scanner a besoin de temps pour collecter les données. Nous parlons ici de 15 minutes au plus pour une analyse très détaillée en extérieur, dans un rayon d’environnement 330 mètres. Plus l’objet à numériser est grand et complexe, par exemple un grand bâtiment comportant beaucoup d’angles, plus il faudra effectuer de numérisations afin de saisir toutes les surfaces. Ainsi, l’utilisation de plusieurs appareils montés en parallèle peut procurer des avantages en termes de gains de temps, sans être nécessaire pour autant. Fondamentalement, le logiciel SCENE peut gérer sans restriction n’importe quelle taille de projet et le représenter dans son intégralité.

Comment le scanner stocke-t-il les données ?
Oliver Bürkler : Le scanner enregistre automatiquement les données numérisées sur une carte SD standard. Si un ordinateur est équipé du logiciel SCENE, la transmission de données commence dès l’insertion de la carte SD, après une brève interrogation de confirmation.
Le positionnement automatique des numérisations sans cibles, le recalage de type « Top-View », ainsi que le recalage « Cloud-to-Cloud » font partie des fonctionnalités standard.

Quelle méthode est la mieux adaptée pour quelle situation ?
Oliver Bürkler : Le recalage « Cloud-to-Cloud » fait appel à toutes les données numérisées pour le recalage. En principe, ce type de recalage requiert des informations initiales sur la position et l’orientation approximatives des scans afin de travailler de manière fiable. En environnement extérieur, SCENE utilise à cet effet les informations GPS stockées dans chaque scanner. Sans ces renseignements, l’utilisateur doit préalablement procéder, par exemple dans les intérieurs, à un alignement grossier et manuel des scans. Contrairement à un recalage de type « Top-View », cette méthode nécessite un peu plus de temps, mais elle est aussi potentiellement plus précise.

Les informations préalables sur la position et l’orientation sont inutiles pour un recalage de type « Top-View ». Cette méthode est particulièrement adaptée si des structures verticales sont suffisantes dans les données d’analyse (par exemple des murs).

Pour les méthodes n’utilisant pas de cibles, l’utilisateur devra cependant effectuer plus de numérisations afin de disposer d’un nombre suffisant de scans qui se chevauchent. Il faudra ainsi plus de positions de numérisation, mais on économisera en contrepartie les dépenses liées au transport, à la mise en place et à la gestion des cibles.

Dans quelles situations d’application l’utilisation de cibles est-elle indispensable comme auparavant ?
Oliver Bürkler : SCENE est compatible comme auparavant avec des sphères et des cibles à damiers. Généralement, l’utilisateur utilisera toujours des cibles s’il souhaite par exemple procéder au géo-référencement des numérisations avec des données tachymétriques. La nature des cibles les plus appropriées varie selon les cas.

Dans quels formats de données peut-on intégrer des données telles que des fichiers d’image, des dessins CAO ou des cartes dans les données numérisées ?
Oliver Bürkler : L’utilisateur peut importer dans SCENE des fichiers aux formats .tiff, Geotiff, .jpg ou .png. Ensuite, le logiciel représente le fichier à un niveau horizontal dans l’espace 3D. Pour un fichier Geotiff, la position et l’échelle sont extraites automatiquement des métadonnées, tandis que pour les autres formats de fichier, l’utilisateur doit saisir la position et l’échelle de l’image par l’intermédiaire d’une boîte de dialogue, par exemple.

La visualisation stéréoscopique 3D fonctionne-t-elle en temps réel dans toutes les situations ?
Oliver Bürkler : Une vue stéréoscopique en 3D peut être définie très facilement dans les paramètres 3D de SCENE. Une vue stéréoscopique est toujours possible rapidement.

Le SCENE WebShare Cloud est-il intégré définitivement dans le logiciel ou n’est-il qu’une fonctionnalité en option ?
Oliver Bürkler : C’est un service optionnel de FARO. D’un point de vue technologique, toutefois, il est entièrement intégré dans SCENE. Les avantages du service de cloud sont la visualisation simple des données numérisées dans des navigateurs Web standard, ainsi que la mise à disposition de données de toutes tailles. Les utilisateurs n’ont besoin d’aucun logiciel spécifique à cet effet. Les numérisations sont représentées par des images panoramiques, tant et si bien qu’aucune connaissance préalable de programmes 3D n’est nécessaire. Pour les projets complexes, cela simplifie notamment l’accès rapide aux données de toutes les personnes impliquées. En outre, les modifications sur le projet apparaissent en temps réel. Il est ici possible de choisir si les données sont rendues publiques ou si l’on en restreint l’accès au moyen d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe.

Un modèle de collaboration basé sur le Web est-il également possible ?
Oliver Bürkler : Oui, c’est également possible. Si plusieurs personnes travaillent simultanément, nous recommandons cependant d’utiliser un système de conférence Web, tels que GotoMeeting ou WebEx. Cela rend la coopération plus efficace.

Vous proposez aussi une version gratuite de SCENE, dénommée Scenect. À quel groupe cible est-elle destinée ?
Oliver Bürkler : Scenect s’adresse aux personnes qui ne sont pas des professionnels typiques de la numérisation en 3D. Nous voulons ainsi leur permettre une entrée facile dans le monde de la numérisation 3D. À cet effet, seuls des capteurs peu onéreux sont nécessaires, à l’instar du Xtion d’ASUS ou du Kinect de Microsoft. Cependant, Scenect ne peut utiliser qu’un seul capteur simultanément.

Une version de SCENE sous Linux ou pour Mac est-elle également prévue prochainement ?
Oliver Bürkler : Aucune autre version de système d’exploitation du logiciel n’est prévue dans un proche avenir, mais SCENE WebShare Cloud est utilisable avec n’importe quel système d’exploitation.

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