Jun
06
2014

La 3D dans l’industrie médicale: des reconstructions de la voûte crânienne aux impressions d’organes

Les implants spécifiques au patient deviendraient-ils la norme ?

Utilisation de la 3D dans le secteur médical

Un crâne en plexiglas sur base d’une numérisation 3D : science-fiction ? Pas pour les chirurgiens de l’hôpital UMC d’Utrecht. Au début de l’année, ils ont réussi à reconstruire une boite crânienne sur base d’une numérisation 3D.

Les rapides développements de la numérisation et de l’impression 3D ouvrent non seulement des portes à l’industrie manufacturière, mais ils opèrent également une véritable révolution dans le monde médical. Les images toujours plus détaillées fournies par les scanners 3D se prêtent à diverses applications, de la chirurgie plastique au développement de prothèses sur mesure et au soutien de la recherche médicale.

Bien commencé, c’est à moitié gagné
Les modèles 3D tombent à point pour la planification d’opérations complexes. A l’aide d’un logiciel spécialisé, le chirurgien peut préparer l’opération à l’avance dans les moindres détails. Cela conduit à un meilleur résultat tout en réduisant la durée de l’opération et donc le risque de complications.

Un nez sorti d’une imprimante
Avec des images très détaillées en haute définition, le pas vers l’impression 3D a vite été franchi. Et la chirurgie plastique est un domaine qui s’y prête particulièrement. Sur base de scans hyper-détaillés, des moulages peuvent être réalisés pour une reconstruction osseuse par exemple. Alors que le chirurgien devait encore réaliser de tels moulages en grande partie durant l’opération, il peut désormais les préparer à l’avance à l’aide de modèles CAD. Une telle technique a un impact considérable sur le résultat esthétique final d’une reconstruction nasale ou maxillaire par exemple.

Vite, une prothèse !
De plus, le prototypage rapide de prothèses est possible. Auparavant, la réalisation d’une prothèse adaptée prenait de nombreux mois et était très coûteuse. Au moyen de logiciels spécialisés en ingénierie inverse, les parties anatomiques peuvent être corrigées afin de rectifier une anomalie, par exemple pour une nouvelle dentition, mais cette technique a également été adaptée pour la création d’un nouveau crâne en plexiglas. De plus, la forme peut être comparée en amont grâce aux modèles CAD détaillés. Ainsi, moins de prototypes physiques sont nécessaires pour réaliser un exemplaire adapté. Le processus est nettement plus rapide et le risque de rejet de l’implant est moindre.

Foies sur mesure
A l’avenir, ingénieurs et docteurs coopéreront davantage pour répondre à la demande croissante de solutions spécifiques au patient et poursuivre le développement de cette évolution. La production d’organes qui fonctionnent est un défi majeur. Les scientifiques de l’université de Louisville (Kentucky) travaillent actuellement sur le développement d’un cœur entier à imprimer en 3D. Pour ce faire, les cellules vivantes d’un patient sont combinées à des éléments artificiels. Bien que ce projet n’en est encore qu’à ses balbutiements, il est annonciateur d’une révolution. Il n’y aurait donc plus de risque de rejet puisque l’organe est réalisé à partir des cellules du patient en question. Le manque de dons d’organes appartiendra-t-il un jour au passé?

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