Oct
08
2013

3 raisons pour lesquelles le BIM ne fonctionne pas

Le scanner laser FARO contribue au BIM (Building Information Modeling)Le sigle BIM (Building Information Modeling ou Modélisation de l’information du bâtiment en français) fait partie de ces termes qui appartiennent désormais au quotidien de beaucoup d’entreprises que ce soit dans l’ingénierie ou l’architecture. Mais le niveau d’adoption et de compréhension du BIM diffère grandement selon les personnes. La plupart ne savent pas qu’il s’agit d’une méthodologie et d’un processus. Demandez ce que c’est à 10 personnes dans les secteurs de l’architecture, l’ingénierie et la construction et vous obtiendrez au moins 7 réponses différentes.

Donc, si nous avons un système qui fonctionne, pourquoi avons-nous tant de mal à récolter les fruits de ce travail ? Voici les 3 principales raisons :

1er problème : Les maîtres d’ouvrage sont en cause. En fait, ils ne voient pas l’intérêt d’utiliser cette méthodologie et d’intégrer ces processus dans leurs projets. Ils ne comprennent pas qu’une équipe coordonnée dès le départ peut leur faire économiser des milliers d’euros, car le BIM permet de réduire les reprises et les demandes d’information, d’améliorer la sécurité, de réduire les délais ou de constituer la documentation du bâtiment tout au long du cycle de construction. Ils n’exploitent pas la modélisation et n’apprécient pas à leur juste valeur les avantages en termes de réductions des coûts de maintenance apportés par une gestion des installations réalisée sous forme numérique. Mais le pire, c’est qu’ils proposent habituellement leurs projets aux plus offrants qui connaissent ou pas le BIM, mais prétendent dans tous les cas le maîtriser pour décrocher le contrat. Enfin, Souvent, le promoteur du projet n’emploie pas le personnel qualifié capable d’utiliser ce modèle.

2ème problème : Les personnes qui contrôlent les processus n’acceptent généralement pas de recevoir des ordres de génies de l’informatique qui n’ont jamais utilisé un marteau dans leur vie. Ils ont peur de croire, ou, dans certains cas, ne comprennent pas, comment le BIM peut faire réaliser des économies en termes de travail et de dépenses de matériel, atténuer le risque, etc. Pendant des années, les méthodes traditionnelles ont fonctionné, alors pourquoi essayer quelque chose de nouveau ? Ceux qui détiennent les cordons de la bourse n’ont pas encore adopté cette nouvelle technologie.

3ème problème : Les projets BIM manquent souvent d’objectifs finaux clairement identifiables et manquent souvent d’un sens de la mission. Que ce soit l’architecte, l’ingénieur, le maître d’œuvre ou le sous-traitant, ils sont tous confrontés à des objectifs contradictoires, tout en essayant d’adhérer au processus BIM. Souvent, ils sont plus concernés par le respect du calendrier afin d’être dûment payés (ce qui est tout à fait compréhensible) que par les objectifs globaux du projet. Il doit y avoir un ensemble clair d’objectifs établis et communiqués à toutes les parties prenantes à l’avance. Dans l’idéal s’ensuivent des stratégies identifiables et enfin un plan tactique de mise en œuvre des processus pour atteindre ces objectifs. Il doit y avoir une communication claire et constante du début à la fin du projet. Et les ajustements / corrections doivent avoir lieu sur le plan tactique et stratégique qui continuent de permettre l’alignement sur les objectifs du projet.

Si l’on reprend les arguments ci-dessus et que les problèmes cités sont résolus, on voit bien que le BIM fonctionne et peut permettre d’économiser des sommes importantes lors de la construction du projet, mais aussi tout au long de la durée de vie de la structure. Dès que les avantages apportés par l’intégration de la technologie et de ces flux de travail sont reconnus collectivement, on en voit les résultats.

Les jeunes générations qui grandissent en jouant à Call of Duty et trouvent normal de voir le monde en 3D, vont être un jour ces maîtres d’œuvre, d’ouvrage ou sous-traitant. Ils ne pourront pas travailler sans ces modèles 3D numériques. Nous évoluons vers un monde numérique, même dans la construction, et ceux qui comprennent cela pourrons disposer d’un avantage concurrentiel, peu importe leur rôle dans le projet.

Ces propos ont été recueillis auprès de Ken Smerz, le Président de Precision 3d, une société arpente le monde pour aider ses clients à intégrer le monde en 3D.

Le scanner 3D de FARO permet de numériser des bâtiments entiers dan le moindre détail et d’utiliser ces données pour la maquette numérique du bâtiment (BIM).

2 responses to “3 raisons pour lesquelles le BIM ne fonctionne pas”

  1. […] Le BIM s'est imposé comme un moyen de réaliser des économies importantes dans les projets de construction. Mais 3 erreurs principales empêchent d'en récolter  […]

  2. […] Le BIM s'est imposé comme un moyen de réaliser des économies importantes dans les projets de construction. Mais 3 erreurs principales empêchent d'en récolter1er problème : Les maîtres d’ouvrage sont en cause.2ème problème : Les personnes qui contrôlent les processus n’acceptent généralement pas de recevoir des ordres de génies de l’informatique.3ème problème : Les projets BIM manquent souvent d’objectifs finaux clairement identifiables et manquent souvent d’un sens de la mission.  […]

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